Janvier est le mois de la sensibilisation à la maladie d'Alzheimer. Durant ces 31 jours, les sociétés Alzheimer déploient de multiples efforts pour y conscientiser la population. Malgré l’augmentation importante du nombre de diagnostics et la présence accrue du sujet dans les médias, la discrimination et la stigmatisation envers les personnes atteintes de la maladie et leur proche demeurent importantes.

Statistiques sur la stigmatisation de l'Alzheimer

Une enquête réalisée en 2017 dévoile que « les Canadiens reconnaissent que [ces personnes] vivent régulièrement de nombreuses formes de stigmatisation ». Ces dernières peuvent être ignorées, rejetées, exploitées ou avoir de la difficulté à accéder aux services appropriés ou craindre d’être victime de méfiance. En comparaison, les personnes ayant reçu ce diagnostic vivraient davantage de discrimination que les personnes ayant un problème de santé physique!

Graphique sur la discrimination

Malgré le fait que les répondants au sondage soient conscients de ce mépris, plusieurs affirment employer des termes stigmatisants. En effet, 51 % des Canadiens admettent utiliser une forme de langage stigmatisant que ce soit en faisant des blagues portant sur l’Alzheimer, en qualifiant la personne de sénile, folle ou démente. 

Discrimination vécue et racontée

Selon le témoignage de Naomi, la jeune femme s’empêche de sortir avec sa mère atteinte de la maladie puisque les gens sont impatients, peu empathiques et manquent de compréhension. Selon l’étude, 1 aidant sur 5 se sentirait embarrassé d’être vu en public avec la personne malade. Ces stéréotypes et cette discrimination peut empêcher les personnes atteintes de la maladie et leur proche de parler ouvertement ou d’aller cherche de l’aide. Cela peut ainsi diminuer leur qualité de vie et devenir un obstacle au quotidien. C’est pourquoi, même aujourd’hui, la sensibilisation demeure un enjeu majeur en ce qui a trait à l’Alzheimer.

Changements à apporter

Suite au diagnostic, notre proche ne change pas et a toujours besoin d'amitié, d'amour et de soutien. Malgré ce que l’on peut croire, les personnes souffrant de la maladie peuvent conserver une certaine autonomie et il est primordial de les laisser ces responsabilités.

Deux amies sur la plageLa population doit développer de l’empathie face à la maladie et cesser de porter des jugements. La démence touche des milliers de personnes, mais elle affecte également leurs proches, leurs amis et leur entourage. Un malade nécessite généralement d’être prise en charge par un membre de la famille, une prise en charge à la fois physique et psychologique.

Dans une quinzaine d’années, ce seront près d’un million de Canadiens qui seront atteints de la maladie cognitive et donc des millions de proches qui seront touchés par l’Alzheimer. En faisant du Canada un pays inclusif en éliminant les jugements et la stigmatisation, notre société n’en deviendra que meilleure, sera mieux préparé à cette augmentation et les personnes atteintes de la maladie ne s’en porteront que mieux.

Références